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Bourse : comment rééquilibrer votre portefeuille – Analyse sur les marchés actions

Équilibrer son portefeuille action en 2021

Bourse : Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac, a déclaré dans sa chronique que le moment semblait venu de réduire la cupidité et de rééquilibrer le portefeuille vers des actions moins cycliques du marché.

Certains investisseurs ont généralement tendance à profiter de la phase finale de la hausse avant un retournement, mais d’autres commencent à profiter des valeurs cycliques.

Ce qu’il faut savoir dans l’esprit des investisseurs

À ce moment du cycle économique, il est courant que le marché boursier commence à être un peu sceptique. Il s’agit généralement d’une période où la reprise a été largement saluée par les actions cycliques qui ont été soutenues par des marchés haussiers et de fortes rotations sectorielles. La performance des actions cycliques dépend le plus des conditions économiques.

Après la hausse des prix des matières premières, des inquiétudes initiales concernant les pressions inflationnistes sont apparues, entraînant des changements dans le discours de la banque centrale et le discours de la banque centrale est devenu moins complaisant.

Les investisseurs actions s’adaptent en bourse en permanence

Habituellement, c’est cette série de réactions du marché qui indique que le sommet du cycle n’est pas loin. Certains investisseurs veulent souvent profiter de la phase finale de la hausse avant qu’elle ne s’inverse (« Attendez encore un peu, « Monsieur le Bourreau », a demandé Mme Dubari…). Cependant, considérant qu’il vaut mieux paniquer en même temps que la panique, d’autres commencent à déplacer leurs profits vers les valeurs cycliques, et vers les valeurs défensives moins sensibles à l’économie.

Le marché obligataire dans tout ça ?

Le marché obligataire dans tout ça
Le marché obligataire dans tout ça

En conséquence, le marché boursier est devenu hésitant. Le marché obligataire reste globalement peu attractif, car l’inflation, phénomène de forte inertie, va perdurer quelque temps pendant le ralentissement.

Ainsi, dans la dialectique qui se répète à chaque cycle, liant le marché et la macroéconomie, les prévisions d’activité réelles commencent à se stabiliser sous l’influence de taux d’intérêt légèrement plus élevés et la trajectoire de la bourse se courbe. Comme nous l’avons vu récemment début 2018, à l’été 2021, les grands indicateurs économiques et de marché façonnent la direction de ce cycle.

De plus, nous venons de traverser une étape sans précédent de reprise de vitalité. Après le premier effondrement l’an dernier dû à la fermeture de 80 % de l’économie mondiale, sous la double influence de l’extase de la réouverture des activités et du soutien budgétaire et monétaire, plus important jamais fourni en temps de paix, le cycle a recommencé à grand bruit.

Les opérateurs gardent confiance

Ceci est dû au moins en partie au problème complexe de ne pas savoir gérer le cycle violent et très asynchrone (la Chine a ralenti alors que l’Europe est clairement en retard dans la reprise mondiale.) et le risque d’inflation soutenue. Le diagnostic réjouissant entretient une confiance absolue : le pic d’inflation n’est que temporaire et ne nécessite pas de resserrement monétaire prolongé.

Historiquement, le slogan « N’allez pas contre la Réserve fédérale ».

La banque centrale, en particulier le calme inébranlable de la Fed, les a poussés dans une posture qu’il peut être difficile de sortir eux-mêmes. Si la Fed doit vraiment se rendre compte que l’économie américaine se redresse rapidement, comment peut-elle aider relancer l’inflation sans la percer, normaliser la politique monétaire en cas de bulle d’actifs financiers ?

Dans cette situation inquiétante, la grille d’analyse du cycle économique classique est toujours plus utile que jamais pour tenter de prédire la prochaine évolution du marché. Car dans un monde devenu trop sensible aux taux d’intérêt, la moindre confirmation d’un prochain resserrement monétaire peut déclencher des anticipations de ralentissement dans la prochaine phase du cycle.

La Fed et les achats d’actifs en bourse

La Fed et les achats d'actifs en bourse
La Fed et les achats d’actifs en bourse – source « Journal du coin ».

Cependant, la Fed vient de déclarer qu’elle a atteint le point où elle « parle bientôt » de réduire les achats d’actifs. Ce type d’évolution du discours, aussi prudent et prudent, soit-il, coïncide avec le moment où la croissance des bénéfices des entreprises est facile à ralentir : après le relèvement de l’estimation, la hausse globale en avril était de près de 40 % sur un an. Et elle s’accompagnera logiquement du maintien de pressions inflationnistes. La hausse des salaires remplaçant la hausse des prix des matières premières.

Il est donc peut-être temps de devenir moins gourmand en performance et de rééquilibrer le portefeuille actions vers une valeur moins dépendante des cycles et des taux d’intérêt.

 

Comment investir en bourse quand on commence !

AdminBlogueur

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